Ce qu'il faut garder d'une messagerie, ce qu'il faut changer, et les 5 étapes pour passer au suivi par chantier.
Lundi matin, 200 messages non lus répartis entre cinq conversations WhatsApp. Le plan du lot 3 est quelque part entre une photo de pause café et trois « OK 👍 ». La consigne de vendredi dernier ? Il faut faire défiler. Et le jour où le chef d'équipe qui animait ces conversations quitte l'entreprise, il part avec la mémoire de vos chantiers dans sa poche.
Ce guide ne fait pas le procès de WhatsApp : s'il s'est imposé sur les chantiers, c'est qu'il rend un vrai service. Mais un chantier n'est pas une conversation. Il a un état d'avancement, une adresse, des intervenants qui ne doivent pas tous tout voir, des photos qui serviront de preuve, des documents à retrouver dans six mois. C'est là qu'une messagerie s'arrête, et qu'un suivi rangé par chantier prend le relais.
Personne n'a décidé de piloter ses chantiers sur WhatsApp. C'est arrivé tout seul, pour de bonnes raisons : tout le monde l'a déjà sur son téléphone, il ne coûte rien, une photo part en deux secondes, et un message vocal se laisse les mains pleines de plâtre. Pour se coordonner vite entre deux tâches, c'est imbattable.
Le souci n'apparaît qu'avec le temps, et avec le nombre. Un chantier, ça va. Cinq chantiers, trois équipes, deux sous-traitants, un client et un conducteur de travaux, et WhatsApp devient l'endroit où l'information arrive vite, mais d'où elle ne ressort plus.
Inutile de tout basculer d'un coup. Ces cinq étapes, dans cet ordre, suffisent à faire changer les habitudes d'une équipe.
Commencez par les chantiers actifs, pas par les archives. Donnez à chacun une couverture et un statut : la liste devient lisible dès le premier jour.
Pour un chantier semblable à un autre, dupliquez son dossier depuis l'espace web : l'adresse, les accès et le statut sont repris, le suivi démarre vide.
Par code, par email, ou en scannant le QR code personnel du nouveau venu. Ensuite, chaque dossier s'ouvre à un rôle ou à des membres précis : plus besoin de réinviter qui que ce soit à chaque chantier.
Les sous-traitants entrent en Invités, gratuitement, et ne voient que les dossiers que vous leur ouvrez.
Tout ce qui concerne un chantier va dans le suivi de son dossier : messages, photos, tâches, documents. Le reste peut rester sur WhatsApp.
Une règle simple tient, une charte de dix points non.
Les photos utiles s'importent depuis la pellicule du téléphone, avec leur date d'origine. Les documents importants se joignent au dossier en PDF.
Inutile de tout reprendre : ce qui sert encore au chantier suffit.
Une tâche assignée ou une demande de photo dans le suivi : l'équipe prend l'habitude en y répondant.
Au bout de quelques jours, le réflexe est pris.
La tentation est de remplacer WhatsApp par un logiciel lourd, avec des formulaires partout. C'est le meilleur moyen que l'équipe retourne sur WhatsApp la semaine suivante. Ce qui marche dans une messagerie doit rester, et dans Letmo, il reste. Chaque chantier y a son dossier, et chaque dossier son onglet Suivi, qui s'utilise comme une messagerie de chantier :
Jusque-là, on a gardé le geste d'une messagerie. La suite, c'est ce qu'une messagerie ne fera jamais.
Dans WhatsApp, un chantier est une conversation parmi d'autres, rangée par date du dernier message, entre la conversation de la famille et celle du foot. Dans Letmo, c'est un dossier, avec tout ce qui permet de le reconnaître et de savoir où il en est sans l'ouvrir.
Chaque chantier porte un statut, qui se change d'un appui depuis le dossier et s'affiche sur sa vignette dans la liste. La liste se filtre par statut. Cinq statuts sont prêts à la création de votre organisation, et vous les renommez comme vous voulez : beaucoup d'entreprises s'en servent pour suivre tout leur parcours, par exemple « À venir », « Devis envoyé », « En cours », « Terminé ». D'un coup d'œil, vous savez ce qui attend une réponse, ce qui tourne et ce qui est livré. Une liste de discussions ne dira jamais ça.
Chaque dossier a sa photo de couverture, son titre et son sous-titre, avec l'adresse et la date de la dernière mise à jour. On reconnaît « Salle de bain Ferrand » à sa photo avant même d'avoir lu son nom, et on ne confond plus deux chantiers de la même rue.
Les chantiers géolocalisés s'affichent sur une même carte, sur le téléphone comme sur l'ordinateur, et les points proches se regroupent. Dans chaque dossier, une autre carte montre où ont été prises ses photos. Pour organiser une tournée ou retrouver « le chantier près de la gare », c'est imbattable.
Les photos du chantier ont leur propre onglet, séparé des échanges : on peut y envoyer des centaines de photos sans qu'elles noient la discussion. Elles y sont rangées par journée, datées et localisées. Et sur l'écran qui réunit les photos de tous les chantiers, on les filtre par auteur, par étiquette, par catégorie ou par dossier, et on les trie par date de prise de vue.
C'est la différence la plus nette avec une messagerie grand public. Dans WhatsApp, tous les participants d'une conversation voient tout. Pour qu'un sous-traitant ne voie que ses chantiers, il faut un groupe par combinaison de personnes. Dans Letmo, l'accès se règle à deux niveaux.
Chaque dossier a sa visibilité, réglée de deux façons. Par rôles : à partir de quel rôle on voit ce chantier. Par membres : la liste précise des personnes qui y ont accès. Le sous-traitant ou le client, invités gratuitement, ne voient que les chantiers que vous leur ouvrez. Et un nouveau compagnon voit d'emblée les chantiers ouverts à son rôle, sans qu'on l'ajoute à quoi que ce soit.
À l'intérieur du dossier, un message part à tous ceux qui y ont accès, mais son auteur choisit qui le verra dans le menu « Visible par » : « Tous les membres », « Contributeurs et + », « Gestionnaires et + » ou « Admins et Propriétaire ». La consigne de livraison part à « Tous les membres », client invité compris. Le supplément validé sur le lot 2 part en « Gestionnaires et + » et reste entre ceux qui pilotent le chantier. Même chantier, même suivi, et chacun n'y lit que ce qui le concerne.
| Critère | Letmo | |
|---|---|---|
| Qui accède au chantier | Tous les participants de la conversation ; un groupe par combinaison de personnes | Réglé par dossier : par rôles, ou membre par membre |
| Qui lit un message | Tous les participants, sans exception | Au choix de l'auteur : « Tous les membres », « Contributeurs et + », « Gestionnaires et + » ou « Admins et Propriétaire » |
| Où en est le chantier | Il faut ouvrir la conversation et la relire | Son statut s'affiche dans la liste, qui se filtre par statut |
| Reconnaître un chantier | Un nom, perdu entre les conversations personnelles | Une couverture, un titre, un sous-titre, l'adresse et la date de mise à jour |
| Retrouver une photo | Dans les médias de la conversation, mêlée aux captures d'écran | Rangée par journée dans le dossier, datée et localisée ; filtres par auteur, étiquette, catégorie et dossier |
| Voir ses chantiers sur une carte | Non | Tous les chantiers sur une carte, et les photos de chaque dossier sur la sienne |
| Les tâches | Un « OK » dans le fil | Assignées à une personne, avec une échéance et un rappel la veille |
| Documents et formulaires | Un fichier qui glisse vers le haut du fil | PDF joints au dossier, formulaires remplis sur place et enregistrés en PDF à l'en-tête de l'entreprise |
| Un nouveau chantier | Un nouveau groupe, à remplir de membres un par un | Un nouveau dossier, ouvert à un rôle ou à toute l'organisation d'un seul geste |
| Les numéros personnels | Visibles de tous les participants | Jamais affichés aux autres membres |
| Quand un salarié s'en va | Il garde tout sur son téléphone | Son accès est retiré, tout reste dans les dossiers de l'entreprise |
La comparaison est sans appel. WhatsApp reste un excellent outil pour se parler. Il n'a jamais été conçu pour suivre un chantier : il ne sait pas dire où il en est, ne le situe pas sur une carte, montre tout à tout le monde et laisse l'historique sur les téléphones de vos salariés. Pour tout ce qui concerne un chantier, sa place est dans le dossier du chantier.
Ce que Letmo ne fait pas. Il ne passe pas d'appels : pour un échange de vive voix, le téléphone reste le bon outil. Il ne reprend pas l'historique de vos conversations WhatsApp : l'historique d'un chantier se constitue dans Letmo à partir du passage. Et il n'est pas fait pour les conversations qui ne concernent aucun chantier : celles-là peuvent rester où elles sont.
Letmo s'essaie 30 jours sans carte bancaire, jusqu'à 10 membres. L'abonnement Entreprise est à 15,99 € HT par mois pour deux personnes, puis 1 € HT par personne supplémentaire, soit environ 10 % du prix des concurrents. Les sous-traitants et les clients invités sont gratuits et illimités. Seul sur vos chantiers, l'offre Auto-entrepreneur est à 6,99 € HT par mois. Le détail est sur la page tarifs.
Les données sont hébergées en France, et la dictée est traitée en France par une intelligence artificielle française.
Une application qui garde la simplicité d'une messagerie, écrire, dicter, joindre une photo, réagir d'un emoji, mais qui range chaque échange dans le dossier de son chantier, avec ses tâches, ses documents et ses photos. C'est ce que fait le suivi de chaque dossier dans Letmo, où l'historique reste dans l'entreprise.
Pas directement : Letmo n'importe pas une conversation WhatsApp. Les photos utiles s'importent depuis la pellicule du téléphone, avec leur date d'origine, et les documents importants se joignent au dossier du chantier en PDF. Le plus simple est de partir des chantiers en cours.
Dans WhatsApp, il reste sur son téléphone. Dans Letmo, tout est rangé dans les dossiers de l'organisation : vous retirez l'accès du membre qui s'en va, et ses messages, ses photos et ses documents restent consultables par l'équipe.
Oui, dans Letmo. Un message du suivi d'un dossier part à tous les membres qui ont accès au dossier, mais son auteur choisit qui le verra : « Tous les membres », « Contributeurs et + », « Gestionnaires et + » ou « Admins et Propriétaire ». Dans WhatsApp, au contraire, tout le monde voit tout.
Non, et c'est souvent contre-productif. Une règle simple suffit : tout ce qui concerne un chantier va dans le suivi de son dossier. Les échanges qui ne concernent aucun chantier peuvent rester sur la messagerie de chacun.
Non. Un sous-traitant entre dans l'organisation en Invité, gratuitement, et ne voit que les dossiers que vous lui ouvrez. Pour un client, la galerie photo d'un dossier se partage aussi par un simple lien, sans compte ni application.